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Les 9 indicateurs comptables à suivre de près

Un indicateur comptable ou financier est une donnée chiffrée servant au pilotage d’une entreprise. Il permet d’évaluer et de mesurer sa santé financière, sa capacité de développement et également de détecter des dysfonctionnements.
Très souvent, les indicateurs sont issus soit du bilan comptable, soit du compte de résultat.

L’analyse de l’ensemble des indicateurs permet d’obtenir un diagnostic de la situation financière de l’entreprise à un moment donné et ainsi d’évaluer son équilibre financier, sa rentabilité et son indépendance financière.
Regardons désormais de plus près les 9 indicateurs clefs à suivre !

1. Le Chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires couramment appelé CA correspond au montant des ventes ou services facturés par l’entreprise. Il peut se calculer de diverses manières selon les données à disposition.

 

CA (HT) = prix de vente (HT) x quantités vendues
CA (TTC) = CA (HT) x (1 – taux de TVA)

 

A partir de ces formules il est possible de déterminer son chiffre d’affaires en brut ou en net.
Calculer son CA doit être un réflexe pour chaque entreprise. Il permet de se positionner face à ses concurrents et ainsi d’estimer ses parts de marché.
Le calcul du chiffre d’affaires permet donc d’interpréter sa performance, d’évaluer les ventes et également de déterminer ses parts de marché.

 

De plus, grâce à l’utilisation d’un logiciel de facturation il est possible de suivre son chiffre d’affaires en temps réel, et même en fonction du type de produit, de famille de produit ou encore par client.

2. L’excédent brut d’exploitation (EBE)

L’excédent brut d’exploitation, aussi appelé EBE est un indicateur que l’on retrouve dans le tableau des soldes intermédiaires de gestion (SIG). Il représente la capacité d’une entreprise à créer des ressources de trésorerie sans tenir compte de son financement, ses amortissements et ses événements exceptionnels.
Il existe plusieurs façon de le calculer, mais la méthode la plus courante est la suivante :

 

EBE = Chiffre d’affaires – Achats consommés – Consommation des tiers + Subventions d’exploitation – Charges de personnel – Impôts et taxes

 

On calcule l’excédent brut d’exploitation notamment lors de la création, de la reprise ou du bilan annuel d’une entreprise. Cet indicateur permet de connaître la rentabilité d’une entreprise indépendamment de son activité opérationnelle, de sa politique d’investissement et de financement.

3. Le résultat d’exploitation

Le résultat d’exploitation permet de mesurer la performance de l’activité de l’entreprise ou pour faire simple, son modèle économique. Cet indicateur est calculé au niveau du compte de résultat. Il permet ainsi de comprendre comment l’entreprise s’organise pour créer de la richesse et si l’entreprise est en bénéfices ou en pertes. Voici comment le calculer :

 

Résultat d’exploitation = Produits d’exploitation – Charges d’exploitation

  • Si le résultat est positif : l’entreprise est bénéficiaire
  • Si le résultat est négatif : l’entreprise est déficitaire

4. La trésorerie

La trésorerie représente les liquidités disponibles pour l’entreprise. On retrouve cet indicateur directement dans le bilan comptable au niveau de l’actif circulant. Elle permet d’évaluer la santé financière d’une entreprise ainsi que sa capacité à financer son développement. Il est donc important de suivre de près cet indicateur pour réagir rapidement en cas de difficultés.

 

Trésorerie nette = Disponibilités – Dettes financières à court terme

 

Il est donc important de veiller à ce que la trésorerie soit positive tout en continuant les investissements pour maintenir ou faire progresser l’activité de l’entreprise.

5. La marge brute

La marge brute est un indicateur très utile pour vérifier si les prix de vente sont fixés correctement. Cet indicateur est issu du compte de résultat.
Calculer cet indicateur permet de connaître le niveau de marge de chaque produit/service et ainsi de savoir si du bénéfice est généré.

 

Marge brute = Ventes (HT) – Coût d’achat (HT)

 

Il ne faut pas oublier que comparer sa marge brute avec la concurrence permet d’évaluer si les prix de vente doivent être réajustés pour gagner des parts de marché, sans pour autant avoir d’impact négatif sur la rentabilité.

6. Le retard de paiement

Le retard de paiement n’est pas un indicateur que l’on calcule à proprement parler mais plutôt un point de suivi. En effet, le retard de paiement, comme son nom l’indique, est une durée anormalement longue et non prévue par le contrat, voire une absence totale de paiement. Il s’agit d’un poids pour les entreprises. Pour cela, il est très fortement recommandé de contracter un prêt afin de payer ses fournisseurs en temps et en heure pour éviter des litiges ou bien des indemnités de retard de paiement.

7. Les créances clients et dettes fournisseurs

Les créances clients sont des sommes dues par un client à une entreprise. Ainsi, lorsque l’entreprise n’a toujours pas perçue de paiement, la somme due devient une créance client. Dans la même logique que le retard de paiement, il convient de suivre de très près les créances clients afin de veiller au prompt règlement.

Concernant les dettes fournisseurs, cela touche toutes les entreprises travaillant avec des fournisseurs. En effet, lorsqu’on achète à un fournisseur, l’acheteur bénéficie de délais de paiement (30, 45, 60 ou 90 jours). Cette situation est tout à fait normale, il faut simplement en tenir compte lors de la réalisation des documents comptables.
Voici comment calculer ses dettes fournisseurs :

 

Dettes fournisseurs = achats prévisionnels annuels HT x (1 + taux de TVA) x (délai de paiement fournisseur/365)

8. Le seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité est un indicateur dont le rôle est de définir le moment à partir duquel les recettes couvrent toutes les charges/dépenses et donc le moment où l’entreprise engendre des bénéfices. Quand il s’exprime en durée, il indique à compter de quel moment vous générez des bénéfices.

 

Seuil de rentabilité = Charges fixes / taux de marge

9. Le besoin en fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement ou aussi appelé BFR est la différence entre l’actif et les dettes à court terme (hors trésorerie). Il correspond également à l’excédent des besoins de financement à court terme sur les ressources à court terme. Plusieurs calculs sont possibles :

 

BFR = actif circulant – passif circulant
BFR = stock + créances – dettes fournisseur

 

Étant donné que le BFR est un indicateur à court terme, il est donc possible d’agir rapidement dessus. Ce BFR varie en fonction de la durée du cycle d’exploitation. Pour réduire le besoin en fonds de roulement il faut agir sur :

  • La rotation des stocks : pour cela il faut réduire le niveau de stocks en améliorant la gestion de ses stocks et son marchandisage.
  • Les crédits obtenus auprès des fournisseurs : en ayant recours aux crédits fournisseur, mais attention à bien en évaluer les conséquences.
  • Le règlement des clients : en réduisant les délais de paiement pour éviter les retards.

La réduction du besoin en fonds de roulement permet d’améliorer la rentabilité en réduisant les capitaux engagés.

Les indicateurs financiers sont des éléments importants notamment dans le cadre d’une reprise d’activité. Ces indicateurs sont également importants à surveiller pour gérer les ressources financières de façon optimale, anticiper et maîtriser les risques financiers et enfin, pour envisager des investissements ou restrictions financières. Tout cela nécessite donc un suivi comptable rigoureux. 

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